Sannomaru-jinja, sanctuaire d'Inari et berceau du Danjiri à Kishiwada

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Sannomaru-jinja, sanctuaire d'Inari de Kishiwada

Sannomaru-jinja, sanctuaire d Inari de Kishiwada
Niché au pied du château de Kishiwada, dans la partie sud de la préfecture d'Osaka, le Sannomaru-jinja (三の丸神社) est un sanctuaire shintō discret mais profondément ancré dans l'histoire de la région du Senshū. Son nom même raconte sa géographie : le « sannomaru » désigne la troisième enceinte d'un château fort japonais, et c'est précisément à cet emplacement, dans le périmètre défensif de la forteresse seigneuriale, que le sanctuaire a trouvé sa place. Loin de l'affluence des grands sites religieux de la métropole d'Osaka, le Sannomaru-jinja offre au voyageur curieux une plongée dans le Japon des seigneurs féodaux, des divinités protectrices et des grandes fêtes populaires. Il est en effet considéré par beaucoup comme l'un des berceaux du célèbre festival Danjiri (だんじり祭) de Kishiwada, l'une des manifestations traditionnelles les plus spectaculaires et les plus risquées de tout l'archipel.

Pour le visiteur francophone qui s'aventure au-delà des circuits classiques de Kyoto et de Tokyo, le Sannomaru-jinja constitue une étape de choix : il associe la beauté sobre de l'architecture shintō, la mémoire d'un clan guerrier influent, le culte d'une des divinités les plus populaires du Japon, et la ferveur d'une fête plusieurs fois centenaire. Voici, en détail, l'histoire, les croyances, l'architecture et les traditions de ce sanctuaire singulier.

Une fondation enracinée dans le Japon médiéval

Les origines du Sannomaru-jinja remontent loin dans le temps, à l'époque dite des Cours du Nord et du Sud, le Nanboku-chō (南北朝), période de troubles qui secoua le Japon au XIVe siècle. Selon les annales du sanctuaire, sa fondation serait à situer vers l'année 1336. À cette époque, le Japon était déchiré par la rivalité entre deux lignées impériales concurrentes, et la région du Senshū, sur la côte de la baie d'Osaka, n'échappait pas aux remous politiques et militaires de ce siècle agité.

La tradition rattache la création du sanctuaire à un personnage lié au clan Kusunoki, lignée guerrière célèbre pour sa fidélité à la Cour du Sud. Le sanctuaire aurait été établi pour servir de lieu de protection spirituelle, une fonction tutélaire que l'on retrouve fréquemment dans le shintoïsme : un sanctuaire veille sur un territoire, une communauté ou, comme ce sera le cas ici, sur une place forte et ceux qui la défendent. Cette vocation protectrice ne quittera jamais réellement le Sannomaru-jinja, même lorsque son rôle et son emplacement évolueront au fil des siècles.

Il convient toutefois de rester prudent sur les détails de ces premiers temps. Comme pour de nombreux sanctuaires japonais dont l'origine se perd dans le Moyen Âge, les sources écrites contemporaines sont rares, et une part de la tradition relève de la mémoire orale transmise de génération en génération. Ce que l'on peut affirmer avec assurance, c'est que le sanctuaire existait bien avant l'arrivée du clan qui allait lui donner sa physionomie actuelle, et qu'il était déjà associé à la fonction de gardien spirituel d'un lieu de pouvoir.

Le clan Okabe et l'installation à Kishiwada

Le destin du Sannomaru-jinja bascule véritablement au XVIIe siècle, lorsque le clan Okabe (岡部氏) prend en main les rênes du domaine de Kishiwada. En 1640, Okabe Nobukatsu (岡部宣勝) est transféré depuis le domaine de Takatsuki et installe sa maison à Kishiwada. À partir de cette date, le clan Okabe va gouverner le domaine sans interruption jusqu'à la restauration de Meiji, en 1871, soit pendant plus de deux siècles. Cette longévité fait des Okabe l'une des familles seigneuriales les plus stables de la région, et explique l'empreinte profonde qu'ils ont laissée sur la ville, son château et ses lieux de culte.

C'est dans le sillage de cette installation que le Sannomaru-jinja est, semble-t-il, transféré à son emplacement actuel, dans le périmètre de l'enceinte du château de Kishiwada (岸和田城). Le sanctuaire devient ainsi un élément du paysage seigneurial, étroitement lié à la vie de la cour et à la prospérité du domaine. Les seigneurs Okabe, comme beaucoup de daimyō de l'époque d'Edo, comprirent rapidement l'importance de soutenir les sanctuaires et les temples : c'était à la fois un acte de piété, un instrument de cohésion sociale et un moyen d'asseoir leur légitimité auprès de la population.

Le clan Okabe ne se contenta pas d'administrer le territoire d'une main ferme. Il chercha aussi à développer l'économie locale, diversifiant les cultures avec la canne à sucre, le coton et le riz, et favorisant la stabilité du domaine. Cette prospérité agricole n'est pas sans rapport avec la divinité que le sanctuaire allait bientôt accueillir, car le riz et l'abondance des récoltes sont au cœur du culte d'Inari.

L'arrivée d'Inari, divinité de l'abondance

L'événement fondateur de l'identité religieuse du Sannomaru-jinja survient au tout début du XVIIIe siècle. C'est le troisième seigneur Okabe de Kishiwada, Okabe Nagayasu (岡部長泰), qui décide d'enrichir le sanctuaire d'une divinité majeure. Aux environs de 1701, il fait venir, ou « inviter » selon le vocabulaire shintō, une branche du culte d'Inari (稲荷) depuis le grand sanctuaire de Fushimi Inari-taisha (伏見稲荷大社), à Kyoto, le sanctuaire mère de ce culte dans tout le Japon. Cette opération, appelée kanjō, consiste à transférer l'« esprit divisé » d'une divinité d'un sanctuaire vers un autre, sans que le sanctuaire d'origine ne perde pour autant sa puissance.

Le seigneur Nagayasu accomplit ce geste afin de prier pour la sécurité et le bien-être de la population de son domaine. Inari est en effet l'une des divinités les plus populaires et les plus universellement vénérées du Japon. À l'origine déité du riz, de l'agriculture et de la fertilité des champs, Inari est progressivement devenue la protectrice de la prospérité au sens large : commerce, artisanat, réussite des affaires et abondance matérielle. On la reconnaît aux statues de renards (kitsune) qui gardent ses sanctuaires, le renard étant considéré comme son messager. C'est cette dimension protectrice et nourricière qu'Okabe Nagayasu souhaitait attirer sur Kishiwada. En raison de cette divinité, le sanctuaire est aussi connu sous le nom de Sannomaru Inari.

L'introduction d'Inari transforma profondément la vie religieuse du sanctuaire. Une fête lui fut bientôt dédiée, et c'est de cette célébration que va naître, selon la tradition locale, l'une des plus grandes fêtes populaires du Japon.

Le berceau présumé de la fête Danjiri

Le lien entre le Sannomaru-jinja et le festival Danjiri de Kishiwada est l'un des aspects les plus fascinants de l'histoire du sanctuaire. La fête d'Inari y était traditionnellement célébrée le 27 septembre. Lors de cette journée, les différents quartiers de la ville faisaient parader leurs chars, les fameux danjiri, devant le sanctuaire et devant le seigneur. Les équipes frappaient les tambours, exécutaient des démonstrations et rivalisaient d'adresse pour impressionner leur maître. Cette parade rituelle, organisée pour le plaisir et l'édification du daimyō, est considérée par de nombreux historiens locaux comme l'un des prototypes du festival Danjiri tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Un épisode précis aurait donné à cette fête son ampleur. En 1704, la fête d'Inari du Sannomaru-jinja coïncida avec l'achèvement d'un grand chantier d'aménagement, le détournement du fleuve Yamato, auquel le domaine de Kishiwada avait pris part. La célébration fut alors particulièrement somptueuse, fixant durablement les traditions festives de la ville. C'est ce mariage entre dévotion religieuse, fierté seigneuriale et joie populaire qui aurait donné naissance à la formule unique du Danjiri.

Jusqu'à la restauration de Meiji, la « montée au sanctuaire » des chars, le rituel appelé miya-iri, ne se déroulait pas uniquement au sanctuaire Kishiki-jinja (岸城神社), comme c'est le cas de nos jours, mais aussi au Sannomaru-jinja. Le sanctuaire occupait donc une place centrale dans la liturgie festive de la ville. Avec les bouleversements de l'ère Meiji et la réorganisation des cultes, le rôle de point d'aboutissement des chars s'est progressivement reporté sur le sanctuaire Kishiki-jinja, tout proche du château. Mais la mémoire du Sannomaru-jinja comme l'un des foyers originels de la fête demeure vivace dans la tradition de Kishiwada.

Le festival Danjiri de Kishiwada (岸和田だんじり祭) compte aujourd'hui plus de trois siècles d'histoire et figure parmi les fêtes les plus célèbres et les plus impressionnantes du Japon. Il se tient désormais en deux temps : la grande fête, la plus connue, a lieu à la mi-septembre dans la partie côtière de la ville, tandis qu'une seconde célébration, plus modeste, se déroule au début du mois d'octobre dans les quartiers situés vers les collines. En 2025, par exemple, la fête principale s'est tenue les 13 et 14 septembre, avec la veillée du Yoimiya le samedi et le jour principal, le Honmiya, le dimanche. Le spectacle est saisissant : des chars de bois richement sculptés, pesant plusieurs tonnes, sont tirés à toute allure dans les rues par des équipes de plusieurs centaines de personnes, qui les lancent dans des virages serrés au prix d'efforts collectifs spectaculaires. Le point d'orgue reste le miya-iri, lorsque les chars gravissent la pente du Konakara-saka qui mène au château de Kishiwada. Pour le voyageur, assister à cette fête est une expérience inoubliable, et savoir que le Sannomaru-jinja en fut l'un des berceaux ajoute à la visite une profondeur historique précieuse.

L'architecture du sanctuaire

Le Sannomaru-jinja appartient au courant du shintō, la religion autochtone du Japon, et plus précisément à la grande famille des sanctuaires dédiés à Inari. Son architecture suit les principes généraux des sanctuaires shintō, marqués par la sobriété, l'harmonie avec l'environnement et une symbolique forte attachée au passage entre le monde profane et le monde sacré.

Comme tout sanctuaire shintō, l'accès au Sannomaru-jinja se fait par un ou plusieurs torii (鳥居), ces portiques caractéristiques qui marquent la frontière de l'espace sacré. Dans les sanctuaires d'Inari, ces torii sont traditionnellement peints d'un rouge vermillon éclatant, couleur associée à la protection contre les forces néfastes et à la vitalité. Le visiteur qui franchit le torii quitte symboliquement le monde ordinaire pour pénétrer dans l'enceinte consacrée à la divinité.

L'allée qui mène au cœur du sanctuaire, le sandō, conduit aux principaux bâtiments. On y trouve généralement un pavillon de prière, le haiden, où les fidèles viennent présenter leurs vœux, faire sonner la cloche, déposer une offrande et adresser leurs prières en frappant dans leurs mains selon le rituel shintō. Derrière le haiden se dresse le pavillon principal, le honden, qui abrite l'« esprit » de la divinité Inari et constitue le cœur sacré du sanctuaire, généralement fermé au public. Cette organisation en deux corps de bâtiment, l'un destiné aux fidèles et l'autre réservé à la divinité, est typique de l'architecture shintō.

Conformément aux usages des sanctuaires d'Inari, on rencontre dans l'enceinte des statues de renards, les kitsune, messagers de la divinité. Ces gardiens de pierre, souvent représentés par paires de part et d'autre du chemin ou devant le pavillon principal, tiennent parfois dans leur gueule une clé, un épi de riz ou une perle, symboles liés aux pouvoirs et aux bienfaits d'Inari. Le sanctuaire conserve ainsi tous les codes visuels qui permettent au visiteur de reconnaître immédiatement un lieu voué à cette divinité de l'abondance.

Il faut souligner que le Sannomaru-jinja est un sanctuaire de quartier, de dimensions modestes, et non un vaste complexe comme peuvent l'être les grands sanctuaires nationaux. C'est précisément cette échelle humaine qui fait son charme. Le visiteur y découvre un lieu de culte intime, fréquenté par les habitants du quartier, où la dévotion quotidienne se mêle à la mémoire seigneuriale. On y vient prier pour la prospérité, le succès des affaires et la protection de la famille, dans une atmosphère paisible qui contraste avec l'effervescence de la grande fête de septembre.

Pour bien comprendre la singularité de ce sanctuaire, il faut garder à l'esprit le rôle particulier qu'Inari occupe dans la spiritualité japonaise. Présente dans des dizaines de milliers de sanctuaires à travers tout l'archipel, cette divinité est celle vers laquelle se tournent aussi bien le paysan soucieux de ses récoltes que le commerçant désireux de voir son négoce prospérer. Au Sannomaru-jinja, ce culte s'est doublé d'une dimension seigneuriale : c'est un daimyō qui, pour le bien de son peuple, a fait venir la divinité de Kyoto, et c'est sous le regard du seigneur que se sont déroulées les premières parades festives. Le sanctuaire incarne ainsi la rencontre, si caractéristique du Japon d'Edo, entre la piété populaire et le pouvoir féodal, entre la prière des humbles et la mise en scène du prestige seigneurial. Cette double nature confère au lieu une saveur particulière, que perçoit le visiteur attentif aux résonances de l'histoire.

Un trésor inattendu : le casque d'Imagawa Yoshimoto

L'un des récits les plus surprenants attachés au Sannomaru-jinja concerne une découverte faite en 1935. Cette année-là, un casque doré aurait été mis au jour dans l'autel du sanctuaire. La tradition l'attribue à Imagawa Yoshimoto (今川義元), l'un des grands seigneurs de la guerre de l'époque Sengoku, célèbre pour avoir trouvé la mort lors de la bataille d'Okehazama en 1560, vaincu par les forces du jeune Oda Nobunaga.

Le lien entre ce casque et Kishiwada passe par un personnage du nom d'Okabe Motonobu (岡部元信), vassal d'Imagawa Yoshimoto. Selon la tradition, après la défaite et la mort de son seigneur, Okabe Motonobu, qui continua un temps à résister dans le château de Narumi, parvint à récupérer la tête de Yoshimoto pour la rendre à son clan. Le casque du seigneur défunt aurait suivi le même chemin, avant de finir, des siècles plus tard, conservé dans le sanctuaire de Kishiwada. Ce récit, qui relie un sanctuaire de quartier à l'un des épisodes les plus fameux de l'histoire militaire japonaise, illustre à merveille la manière dont les lieux de culte japonais sont parfois les gardiens silencieux de mémoires guerrières. Pour le visiteur passionné d'histoire des samouraïs, c'est une corde supplémentaire à l'arc d'un sanctuaire déjà riche en évocations du passé.

Le contexte : le château de Kishiwada et le clan Okabe

On ne saurait visiter le Sannomaru-jinja sans s'intéresser à son cadre immédiat, le château de Kishiwada (岸和田城), qui domine la ville de sa silhouette élégante. Le sanctuaire et le château forment un ensemble historique cohérent, témoin de l'âge d'or du domaine sous les Okabe. Le château, dont le donjon actuel est une reconstruction moderne, abrite un jardin de pierres remarquable et offre depuis ses étages de belles vues sur la ville et la baie d'Osaka. Le clan Okabe, qui régna ici de 1640 à la restauration de Meiji, a profondément marqué la cité : son dernier seigneur, Okabe Nagatomo, occupa d'ailleurs des fonctions importantes dans le gouvernement de Meiji, devenant notamment gouverneur de Tokyo et recevant un titre de vicomte.

Visiter conjointement le château, le sanctuaire Kishiki-jinja, le musée consacré au Danjiri et le Sannomaru-jinja permet de saisir, en une seule promenade, toute la richesse historique de Kishiwada. Les distances sont courtes, et l'ensemble se parcourt aisément à pied. Le voyageur reconstitue ainsi le décor dans lequel vivaient les seigneurs Okabe, priaient leurs sujets et naissaient les grandes traditions festives de la région.

Conseils de visite

Le Sannomaru-jinja se visite en toute simplicité. L'entrée des sanctuaires shintō est généralement libre et gratuite, et les lieux sont ouverts à tous, croyants ou simples curieux. Il est d'usage de se comporter avec respect : on évite de chahuter, on s'incline légèrement en franchissant le torii, et l'on observe le rituel de purification des mains à la fontaine, le temizuya, lorsqu'il est présent. Si vous souhaitez prier devant le pavillon, le rituel d'Inari suit l'usage shintō classique : déposer une pièce dans le tronc à offrandes, faire sonner la cloche le cas échéant, s'incliner deux fois, frapper deux fois dans ses mains, formuler son vœu, puis s'incliner une dernière fois.

La période la plus animée pour découvrir l'esprit du lieu reste évidemment celle de la grande fête Danjiri, à la mi-septembre, mais il faut alors s'attendre à une foule considérable et à une ambiance électrique dans toute la ville. Pour une visite plus paisible, propice à la contemplation et à la photographie, mieux vaut choisir un autre moment de l'année : le sanctuaire retrouve alors son calme et révèle son charme de petit havre de spiritualité au cœur de la cité seigneuriale.

Comment s'y rendre : la gare la plus proche

Le Sannomaru-jinja se situe à Kishiwada, ville facilement accessible depuis le centre d'Osaka grâce à la ligne Nankai (南海電鉄). La gare la plus pratique est la gare de Takojizō (蛸地蔵駅), sur la ligne principale Nankai : le sanctuaire se trouve à environ cinq minutes de marche de cette station, ce qui en fait l'accès le plus direct. Il est également possible de descendre à la gare de Kishiwada (岸和田駅), plus importante et mieux desservie, d'où il faut compter une quinzaine de minutes à pied pour rejoindre le sanctuaire et le quartier du château.

Depuis la gare de Nankai-Namba, au cœur d'Osaka, le trajet jusqu'à Kishiwada prend une trentaine de minutes en train, ce qui place le sanctuaire à portée d'une excursion d'une demi-journée. Une fois sur place, le Sannomaru-jinja, le château de Kishiwada, le sanctuaire Kishiki-jinja et le musée du Danjiri se trouvent à quelques minutes de marche les uns des autres, permettant de combiner aisément toutes ces visites en une promenade agréable à travers l'une des cités historiques les plus attachantes de la préfecture d'Osaka.

Sources :
• https://www.city.kishiwada.lg.jp/site/kishiwada-side/sannomarujinja.html
• https://ja.wikipedia.org/wiki/三の丸神社
• https://en.wikipedia.org/wiki/Kishiwada_Domain
• https://ja.wikipedia.org/wiki/岸和田だんじり祭
• https://livejapan.com/en/in-kansai/in-pref-osaka/in-osaka-suburbs/article-a2000085/
• https://www.gltjp.com/en/directory/item/13037/
Sannomaru-jinja, sanctuaire d Inari de Kishiwada

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